Français 3C-3D : Sites de renforcement orthographique et de conjugaisons en vue du passage au Lycée !

Bonjour à tous,

Comme envoyés précédemment sur Ecole directe, voici plusieurs sites à visiter chaque jour en fonction de vos besoins en orthographe et en conjugaison (dans la continuité de notre travail mené en classe et particulièrement en soutien). Votre régularité est garante de votre réussite !

https://www.francaisfacile.com

https://bescherelle.com/thematiques-dictees/3e

http://dictee.tv5monde.com/

https://dictee.orthodidacte.com/categories/dictees-scolaires/dictee-3e

http://w3.restena.lu/amifra/exos/index.htm

http://www.gratumstudium.com/francais/menu_fcs.asp

Sans oublier le site https://unedicteeparjour.fr/

https://le-petit-conjugueur.jimdofree.com/

Bon courage et à très vite !

Mme Giron

Français 4D : Finir la séance sur l’analyse comparative nouvelle / adaptation filmique « Le petit fût » (Maupassant/Chabrol)

Chers élèves,

Merci de bien vouloir finir pour demain le tableau comparatif ressemblances / différences entre la nouvelle réaliste « Le petit fût » de Guy de Maupassant et l’adaptation filmique éponyme (= du même nom) de Claude Chabrol. Je vous remets la nouvelle polycopiée distribuée en pièce jointe.

N’hésitez pas à revisionner le film dans son ensemble afin de compléter au mieux votre tableau. Votre sensibilité littéraire/artistique et votre esprit critique seront évalués.

Une fois bien complété, prendre votre tableau en photo (ou le scanner) et me l’envoyer à :

giron.lestilleuls@gmail.com ou madamegiron@gmail.com

Date butoir : mercredi 18 mars

Merci et bon visionnage !

Mme Giron

Voici le lien vidéo. Reprendre le visionnage à 20mn20′ :

Adaptation filmique à (re)visionner
Livre audio pour vous aider à la (re)lecture en autonomie de la nouvelle de Maupassant

Concours Latinistes « Voyages des Mots » (5èmes, 4èmes et 3èmes)

Chers Latinistes,

Je ne sais pas encore si nous pourrons envoyer votre production vidéo au Concours…

Quoiqu’il en soit, je vous demande de faire ce travail qui sera évalué.

Date butoir : le 14 avril 2020

Nous avons déjà bien amorcé le travail pour certains (document de collecte en salle info ou multimédia) et lu en détail le règlement (que je vous remets en pièce jointe). Merci de bien le respecter pour créer votre vidéo de 180 secondes maximum !

Je vous indique les vidéos gagnantes de la dernière cession de manière à vous en inspirer mais gardez (bien entendu) votre originalité et votre créativité !

https://pegasus-pedagogie.web.ac-grenoble.fr/content/les-travaux-des-eleves-primes-au-concours-voyage-des-mots-2019

Pour l’envoi de votre vidéo, merci de me la faire parvenir via we transfer. C’est gratuit !
https://wetransfer.com/
Vous indiquerez mon adresse mail suivante pour l’envoi : giron.lestilleuls@gmail.com

Je suis disponible en cas de besoin. 😉

Bon courage !

Mme Giron

Travaux semaines 12 et 13

Séquence 4 : Individu et Pouvoir pour les 3e A et B Madame Chatard-Pineau

Je vous rappelle que tout le dossier constitué par les travaux demandés sera ramassé et évalué en fonction des compétences. Certains comme la dictée sont à renvoyer par retour.

Objectifs :

– Lire et analyser des images fixes et mobiles.

– Lire intégralement une pièce de théâtre tragique.

– Découvrir un symbole de résistance face au pouvoir.

– S’interroger sur la résonance d’un mythe antique au XXe siècle.

– Développer le vocabulaire du pouvoir, de la politique et de la résistance.

Compétences :

– Proposer une analyse critique simple et une interprétation d’une oeuvre.

– Construire un exposé de quelques minutes sur un petit ensemble d’oeuvres ou une problématique artistique.

– Participer à un débat de manière constructive et en respectant la parole de l’autre.

– Lire un texte à haute voix de manière claire et intelligible ; dire de mémoire un texte littéraire ; s’engager dans un jeu théâtral.

– Lire, comprendre et interpréter des textes littéraires en fondant l’interprétation sur quelques outils d’analyse simples.

– Agir dans la cité : individu et pouvoir

– Apprécier les éléments vocaux et gestuels et leurs effets

– Maintenir une attention orientée en fonction du but

– Repérer ses difficultés et les verbaliser

– Avoir une vigilance critique par rapport au langage écouté

– Rédiger, en réponse à une consigne d’écriture, un écrit d’invention s’inscrivant dans un genre littéraire du programme, en s’assurant de sa cohérence et en respectant les principales normes de la langue écrite.

Groupements de textes

Lecture cursive « Antigone de Jean Anouilh

Prologue d’Antigone de Sophocle, Paul Mazon

Groupements de documents

OEdipe se crevant un oeil, fresque Sorbonne Antique

Tableau OEdipe et Antigone d’Antoni Brodowski

Une affiche de propagande hitlérienne (1935)

Une affiche de Staline, propagande soviétique 1939

Affiche Staline pour le téléfilm Red Monarch, de Jack Gold, 1983

Image extraite du film le Dictateur de Charly Chaplin 1940

Youtube : Prologue Antigone de Karim Ziani & Face à face entre Antigone et Créon de Karim Ziani

Travail des semaines 12 et 13

Travail 1

Lire attentivement le résumé suivant :

Résumé :

Cette tragédie en prose composée d’un seul acte commence par la présentation par le Prologue des personnages de la pièce qui sont déjà en scène lors du lever du rideau. Le Prologue résume également la situation dans laquelle nous trouvons les personnages ; c’est en fait un rappel de la légende de Thèbes et des faits qui se sont passés avant le début de la pièce :

Après le départ d’Œdipe, roi de Thèbes, le royaume est gouverné par ses deux fils, Polynice et Étéocle. Les deux frères avaient d’abord décidé de partager le pouvoir et de régner une année sur deux. Mais après un an, Étéocle ne veut pas céder le pouvoir à son frère. Polynice veut reprendre le trône et réussit à assembler une armée. Une guerre se déclare entre les deux frères qui se terminent par la mort de Polynice et Étéocle qui se sont entretués. Le pouvoir revient alors à leur oncle, Créon. Celui-ci organise des funérailles pour Étéocle qu’il considère être mort pour le royaume, mais ordonne de ne pas toucher au corps de Polynice, celui qui a trahi sa patrie, de ne pas lui donner de sépulture.

Après ce prologue, la pièce débute avec le retour d’Antigone qui est sortie pendant la nuit. Elle cache à sa nourrice les raisons de sa sortie nocturne. On assiste ensuite à une discussion d’Antigone avec sa sœur Ismène, qui se doute de ce qu’elle veut accomplir. Elle essaie de la convaincre de ne pas enfreindre les ordres de Créon. Malgré ses doutes, Antigone est déterminée.

Elle rencontre ensuite son fiancé, Hémon, le fils de Créon. Après s’être rassuré de son amour pour elle, elle lui demande de lui faire confiance et lui annonce la rupture de leurs fiançailles. Hémon ne comprend pas les raisons de cette rupture. Puis, alors que sa sœur Ismène tente encore de la convaincre de ne pas enterrer leur frère, Antigone lui avoue qu’elle l’a déjà fait, la nuit passée. 

Pendant ce temps, on découvre que Polynice a été recouvert de terre et on avertit Créon que ses ordres ont été enfreints. Il fait surveiller le corps et ordonne de ne pas en parler pour l’instant. Antigone est ensuite arrêtée par les gardes de Créon alors qu’elle est près du corps et ne la reconnaissant pas, ils la brutalisent. Mis au courant, Créon ne veut tout d’abord pas croire que sa nièce est responsable d’un tel acte. Il affronte Antigone et tente de la raisonner. Mais leurs convictions sont trop différentes et ils sont irréconciliables.

Créon veut ramener la paix dans le royaume, étouffer tout scandale et demande à Antigone de ne plus tenter d’ensevelir son frère. À court d’arguments, il révèle les vraies personnalités de ses frères, et les raisons de leurs morts. Mais Antigone ne veut pas céder, malgré ces révélations qui la bouleversent. Ne pouvant rien faire pour la protéger, Créon appelle un garde qui amène Antigone. Le Chœur et ensuite Hémon tentent d’intercéder en faveur d’Antigone. Mais Créon ne veut et ne peut pas empêcher sa mise à mort.

Antigone, seule avec un garde, ne trouve aucun réconfort dans ses derniers moments. Un messager arrive sur scène et annonce la mort d’Antigone, mais aussi la mort d’Hémon qui s’est tué près de celle qu’il aimait. Créon revient alors sur scène, le chœur lui apprend alors la mort de sa femme, la reine, qui n’a pu supporter la mort de son fils. Créon se retrouve alors seul, calme. Il sort. Le chœur s’adresse une dernière fois aux spectateurs pour clore la pièce.

Puis répondre aux questions, huit lignes minimum pour chaque question. 

 Le thème central d’Antigone ne me semble pas son action – offrir une sépulture à son frère – mais plutôt sa volonté de se rebeller contre l’ordre établi. Qu’en pensez-vous ?  Justifiez votre réponse en 8 lignes

  1. L’histoire veut faire passer un message. Les gens accomplissent parfois leurs actions car poussés par des motivations au-delà de leur volonté. Ils se plient à ce qu’ils croient devoir faire… même si c’est une erreur. Pensez-vous qu’ à notre époque, il en est encore ainsi ?

Le mythe d’Antigone est une histoire tragique qui semble aller au-delà de l’histoire racontée en tant que telle. Le thème central d’Antigone ne me semble pas son action – offrir une sépulture à son frère – mais plutôt sa volonté de se rebeller contre l’ordre établi.

  • Choisir un des thèmes suivants : le sacrifice, le destin, la malédiction et exprimez-vous sur ce sujet

Travail 2              

 Les deux « Antigone »

Lisez et écoutez  attentivement les extraits ci-dessous ( youtube

Le Prologue :Antigone ( vidéo)

Karim Ziani

Présentation des personnages : – présentation d’Antigone ( = héroïne) – présentation d’Ismène – présentation d’Hémon …

Texte 1 : début du Prologue d’Antigone de Sophocle (traduction de Paul Mazon)

Le Prologue de Sophocle

Devant le palais royal de Thèbes. L’aube va naître. Antigone sort du gynécée, entraînant sa soeur par la main. Elle semble en proie à une vive émotion.

ANTIGONE – Tu es mon sang, ma soeur, Ismène, ma chérie. Tu sais tous les malheurs qu’OEdipe a légués aux siens. Mais en sais-tu un seul que Zeus ne tienne pas à consommer ici de notre vivant même ? Il n’est pas de chagrin -voire de désastre- il n’est pas de honte, il n’est pas d’affront que je ne voie ainsi porté à notre compte, à nous deux, toi et moi. Aujourd’hui même, qu’est-ce encore que cette défense que le Chef a tout à l’heure proclamée au pays en armes ? En sais-tu quelque chose ? En as-tu perçu un écho ? Ou vraiment ignores-tu que le malheur est en marche, et que ceux qui nous haïssent visent ceux que nous aimons ?

ISMENE – Mais non ! De ceux que nous aimons je n’ai, moi, rien entendu dire, Antigone, rien qui apaise ni avive ma peine, depuis l’heure où, toutes deux, nous avons perdu nos deux frères, morts en un seul jour sous un double coup. L’armée d’Argos est partie cette nuit ; je ne sais rien de plus, et rien n’est venu ajouter pour moi ni à ce succès ni à ce désastre.

ANTIGONE – J’en étais sûre, et c’est bien pourquoi je t’ai emmenée au-delà des portes de cette maison : tu dois être seule à m’entendre.

ISMENE – De quoi s’agit-il donc ? Quelque propos te tourmente, c’est clair.

ANTIGONE – Certes ! Juges-en. Créon, pour les funérailles, distingue entre nos deux frères : à l’un il accorde l’honneur d’une tombe, à l’autre il inflige l’affront d’un refus ! Pour Etéocle, me dit-on, il juge bon de traiter suivant l’équité et le rite, et il l’a fait ensevelir d’une manière qui lui vaille le respect des ombres sous terre. Mais, pour l’autre, Polynice, le pauvre mort, défense est faite, paraît-il, aux citoyens de donner à son cadavre ni tombeau ni lamentation : on le laissera là, sans larmes ni sépulture, proie magnifique offerte aux oiseaux affamés en quête d’un gibier ! Et voilà, m’assure-t- on, ce que le noble Créon nous aurait ainsi défendu, à toi comme à moi – à moi ! Il viendrait même en personne proclamer ici expressément sa défense, pour ceux qui l’ignorent encore. Ah ! C’est qu’il ne prend pas les choses à la légère : au rebelle il promet la mort, la lapidation sur notre acropole ! Tu connais les faits : tu vas, je pense, nous montrer sans retard si tu es digne de ton sang, ou si, fille de braves, tu n’as qu’un coeur de lâche.

ISMENE – Mais, malheureuse, si l’affaire en est là, que puis-je, moi ? J’aurai beau faire, je n’y gagnerai rien.

ANTIGONE – Vois si tu veux lutter et agir avec moi.

ISMENE – Hélas ! Quelle aventure ! A quoi vas-tu penser ?

ANTIGONE – Aideras-tu mes bras à relever le mort ?

ISMENE – Quoi ? Tu songes à l’ensevelir, en dépit de la défense faite à toute la cité ?

ANTIGONE – C’est mon frère – et le tien, que tu le veuilles ou non. J’entends que nul ne soit en droit de dire que je l’ai trahi.

ISMENE – Mais, malheureuse, si Créon s’y oppose !

ANTIGONE – Créon n’a pas à m’écarter des miens.

ISMENE – Ah ! Réfléchis, ma soeur, et songe à notre père. Il a fini odieux, infâme : dénonçant le premier ses crimes, il s’est lui-même, de sa propre main, arraché les yeux. Songe à celle qui fut et sa mère et sa femme, qui mérita ce double nom et détruisit sa vie dans le noeud d’un lacet. Songe enfin à nos deux frères, à ces infortunés qu’on vit en un seul jour se massacrer tous deux et s’infliger, sous des coups mutuels, une mort fratricide ! Et, aujourd’hui encore, où nous restons toutes deux seules, imagine la mort misérable entre toutes dont nous allons périr, si, rebelles à la loi, nous passons outre la sentence, au pouvoir absolu d’un roi. Rends-toi compte d’abord que nous ne sommes que des femmes : la nature ne nous a pas faites pour lutter contre des hommes ; ensuite que nous sommes soumises à des maîtres, et dès lors contraintes d’observer leurs ordres – et ceux-là et de plus durs encore … Pour moi, en tout cas, je supplie es morts sous la terre de m’être indulgents, puisqu’en fait je cède à la force ; mais j’entends obéir aux pouvoirs établis. Les gestes vains sont des sottises.

ANTIGONE – Sois tranquille, je ne te demande plus rien – et si même tu voulais plus tard agir, je n’aurais pas la moindre joie à te sentir à mes côtés. Sois donc, toi, ce qu’il te plaît d’être : j’enterrerai, moi, Polynice et serai fière de mourir en agissant de telle sorte. C’est ainsi que j’irai reposer près de lui, chère à qui m’est cher, saintement criminelle. Ne dois-je pas plus longtemps plaire à ceux d’en bas qu’à ceux d’ici, puisque aussi bien c’est là-bas qu’à jamais je reposerai ? Agis, toi, à ta guise, et continue de mépriser tout ce qu’on prise chez les dieux.

ISMENE – Je ne méprise rien ; je me sens seulement incapable d’agir contre le gré de ma cité.

ANTIGONE – Couvre toi de ce prétexte. Je vais, moi, de ce pas, sur le frère que j’aime verser la terre d’un tombeau.

ISMENE – Ah ! Malheureuse, que j’ai donc peur pour toi !

ANTIGONE – Ne tremble pas pour moi, et assure ta vie, à toi.

ISMENE – Mais du moins, je t’en prie, ne t’ouvre à personne de pareil projet. Cache le bien dans l’ombre ; je t’y aiderai.

ANTIGONE – Ah ! Crie-le très haut au contraire. Je te détesterai bien plus, si tu te tais et ne le clames pas partout.

ISMENE – Ton coeur est là qui s’enflamme pour un dessein qui devrait te glacer !

ANTIGONE – C’est qu’ainsi je suis bien certaine de plaire à ceux à qui je dois plaire avant tout.

ISMENE – Si la chose est possible, oui ; mais tu vises à l’impossible.

ANTIGONE – Eh bien ! Si la force me manque, alors tout sera dit.

ISMENE – Mais c’est dès le principe qu’il faudrait renoncer à chercher l’impossible.

ANTIGONE – Va, continue à raisonner ainsi, et tu auras ma haine, tu auras la haine du mort à jamais attachée à toi – et bien méritée. Va donc, et laisse-nous, moi et ma sottise, courir notre risque. Du moins je n’en courrai pas qui me puisse mener à une mort honteuse.

ISMENE – A ton gré, pars ; mais sache, en partant, que tu restes, en dépit de ta folie, justement chère à ceux qui te sont chers.

(Elle sort. Antigone s’éloigne. Le jour est venu. Entre le Choeur. Il est composé de douze vieillards encore vigoureux.)

Texte 2 : Prologue d’Antigone de Jean Anouilh.

Un décor neutre. Trois portes semblables. Au lever du rideau, tous les personnages sont en scène. Ils bavardent, tricotent, jouent aux cartes Le Prologue se détache et s’avance.

Le prologue de Jean Anouilh

Voilà. Ces personnages vont vous jouer l’histoire d’Antigone. Antigone, c’est la petite maigre qui est assise là-bas, et qui ne dit rien. Elle regarde droit devant elle. Elle pense. Elle pense qu’elle va être Antigone tout à l’heure, qu’elle va surgir soudain de la maigre jeune fille noiraude et renfermée que personne ne prenait au sérieux dans la famille et se dresser seule en face du monde, seule en face de Créon, son oncle, qui est le roi. Elle pense qu’elle va mourir, qu’elle est jeune et qu’elle aussi, elle aurait bien aimé vivre. Mais il n’y a rien à faire. Elle s’appelle Antigone et il va falloir qu’elle joue son rôle jusqu’au bout … Et, depuis que ce rideau s’est levé, elle sent qu’elle s’éloigne à une vitesse vertigineuse de sa soeur Ismène, qui bavarde et qui rit avec un jeune homme, de nous tous, qui sommes là bien tranquilles à la regarder, de nous qui n’avons pas à mourir ce soir.

Le jeune homme avec qui parle la blonde, la belle, l’heureuse Ismène, c’est Hémon, le fils de Créon. Il est le fiancé d’Antigone. Tout le portait vers Ismène : son goût de la danse et des jeux, son goût du bonheur et de la réussite, sa sensualité aussi, car Ismène est bien plus belle qu’Antigone ; et puis un soir de bal où il n’avait dansé qu’avec Ismène, un soir où Ismène avait été éblouissante dans sa nouvelle robe, il a été trouvé Antigone qui rêvait dans un coin, comme en ce moment, ses bras entourant ses genoux, et il lui a demandé d’être sa femme. Personne n’a jamais compris pourquoi. Antigone a levé sans étonnement ses yeux graves sur lui et elle a dit « oui » avec un petit sourire triste … L’orchestre attaquait une nouvelle danse, Ismène riait aux éclats, là-bas, au milieu des autres garçons, et voilà, maintenant, lui, il allait être le mari d’Antigone. Il ne savait pas qu’il ne devait jamais exister de mari d’Antigone sur cette terre et que ce titre princier lui donnait seulement le droit de mourir.

Cet homme robuste, aux cheveux blancs, qui médite là, c’est Créon. C’est le roi. Il a des rides, il est fatigué. Il joue au jeu difficile de conduire les hommes. Avant, du temps d’Oedipe, quand il n’était que le premier personnage de la cour, il aimait la musique, les belles reliures, les longues flâneries chez les petits antiquaires de Thèbes. Mais Oedipe et ses fils sont morts. Il a laissé ses livres, ses objets, il a retroussé ses manches, et il a pris leur place.

Quelquefois, le soir, il est fatigué, et il se demande s’il n’est pas vain de conduire les hommes. Si cela n’est pas un office sordide qu’on doit laisser à d’autres, plus frustres … Et puis, au matin, des problèmes précis se posent, qu’il faut résoudre, et il se lève, tranquille, comme un ouvrier au seuil de sa journée.

La vieille dame qui tricote, à côté de la nourrice qui a élevé les deux petites, c’est Eurydice, la femme de Créon. Elle tricotera pendant toute la tragédie jusqu’à ce que son tour vienne de se lever et de mourir. Elle est bonne, digne, aimante. Elle ne lui est d’aucun secours. Créon est seul. Seul avec son petit page qui est trop petit et qui ne peut rien non plus pour lui.

Ce garçon pâle, là-bas, au fond, qui rêve adossé au mur, solitaire, c’est le Messager. C’est lui qui viendra annoncer la mort d’Hémon tout à l’heure. C’est pour cela qu’il n’a pas envie de bavarder ni de se mêler aux autres. Il sait déjà …

Enfin les trois hommes rougeauds qui jouent aux cartes, leurs chapeaux sur la nuque, ce sont les gardes. Ce ne sont pas de mauvais bougres, ils ont des femmes, des enfants, et des petits ennuis comme tout le monde, mais ils vous empoigneront les accusés le plus tranquillement du monde tout à l’heure. Ils sentent l’ail, le cuir et le vin rouge et ils sont dépourvus de toute imagination. Ce sont les auxiliaires toujours innocents et toujours satisfaits d’eux-mêmes, de la justice. Pour le moment, jusqu’à ce qu’un nouveau chef de Thèbes dûment mandaté leur ordonne de l’arrêter à son tour, ce sont les auxiliaires de la justice de Créon.

Et maintenant que vous les connaissez tous, ils vont pouvoir vous jouer leur histoire. Elle commence au moment où les deux fils d’Oedipe, Etéocle et Polynice, qui devaient régner sur Thèbes un an chacun à leur tour, se sont battus et entre-tués sous les murs de la ville, Etéocle l’aîné, au terme de la première année de pouvoir, ayant refusé de céder la place à son frère. Sept grands princes étrangers que Polynice avait gagnés à sa cause ont été défaits devant les sept portes de Thèbes. Maintenant la ville est sauvée, les deux frères ennemis sont morts et Créon, le roi, a ordonné qu’à Etéocle, le bon frère, il serait fait d’imposantes funérailles, mais que Polynice, le vaurien, le révolté, le voyou, serait laissé sans pleurs et sans sépulture, la proie des corbeaux et des chacals. Quiconque osera lui rendre les devoirs funèbres sera impitoyablement puni de mort.

Pendant que le Prologue parlait, les personnages sont sortis un à un. Le Prologue disparaît aussi. L’éclairage s’est modifié sur la scène. C’est maintenant une aube grise et livide dans une maison qui dort. Antigone entrouvre la porte et rentre de l’extérieur sur la pointe de ses pieds nus, ses souliers à la main. Elle reste un instant immobile à écouter. La nourrice surgit.

1. Les deux extraits expliquent-ils de la même façon les malheurs qui s’abattent sur les personnages ? Pourquoi à votre avis ?

2. Des deux textes, lequel vous semble exprimer le poids du destin de façon plus poétique ? Et de façon plus concrète ?

Objectif : Comparaison des deux prologues avec trace écrite.

Travail 3

Le mythe d’OEdipe après recherches à la maison

Que signifie « OEdipe » ?

De quelle malédiction est-il victime ?

Quels épisodes de la vie d’OEdipe sont représentés sur ces peintures?

Résumez-les. Quelles-en seront les conséquences ?

OEdipe de crevant l’oeil – Sorbonne Antique OEdipe et Antigone d’Antoni Brodowski

Objectif : Connaitre le mythe d’OEdipe

Travail 4

Objectif : le lien logique et l’argumentation

Lire la leçon et faire les exercices 1 et 2

Travail 5

Application des connaissances sur les liens logiques

-Voici un texte sur la malédiction

Il y a un certain nombre de raisons pour lesquelles les gens se permettent inconsciemment d’être maudits. La première est la peur. Si les gens ont grandi dans une culture où il y a eu beaucoup de malédictions, ils auront une foi beaucoup plus forte dans le pouvoir de la malédiction. Si vous avez peur de quelque chose, cela signifie que vous croyez que c’est plus puissant que vous, et si vous croyez que la malédiction est plus forte que vous, vous l’accepterez.

Donc, la meilleure chose que vous pouvez faire pour vous-même est de ne pas avoir peur de telles choses. Ne sous-estimez jamais votre propre pouvoir. Si vous acceptez une malédiction, ce sera aussi parce que vous apprenez inconsciemment quelque chose. Souvent, vous apprenez à vous protéger et à reconnaître votre puissance.

Une autre raison pour laquelle les gens acceptent les malédictions est parce que vous croyez que vous les méritez. Si vous vous sentez coupable de quelque chose, vous croyez que vous avez fait quelque chose de mal, et les gens qui font du tort méritent d’être punis correctement? Dans ce cas, si vous reconnaissez ce que vous vous sentez mal et trouvez un moyen d’abandonner la culpabilité, la malédiction va s’inverser.

La dernière raison pour laquelle les gens acceptent les malédictions est qu’ils ont peur d’être responsable de leur vie ou qu’ils ont peur d’aller de l’avant. Si vous êtes maudit, vous devenez une victime, si vous êtes une victime, les choses ne sont pas de votre faute, vous n’avez plus de choix, et vos mains sont liées. Être maudit est l’excuse parfaite pour ne pas agir contre ce dont vous avez peur. Dans ce cas, si vous regardez ce sens vous avez vraiment peur et résolvez la peur que la malédiction va se soulever.

Si vous vous sentez maudit et que vous êtes incapable de trouver de l’aider, vous pouvez chercher u, un guérisseur énergétique qui pourra vous aider à identifier la raison pour laquelle vous avez pris la malédiction et qui vous aidera à résoudre le problème afin que vous puissiez aller de l’avant.

  1. Repérer dans ce texte les mots de liaison logique
  2. Expliquer en un mot  pour chacune les 4 raisons qui poussent les gens à croire qu’ils sont maudits.
  3. DM  à m’envoyer sujet de réflexion : 30 lignes :

Croyez-vous aux malédictions, justifiez ?

Travail 6 : dictée à compéter déjà envoyée

Travail 7 :

Deux soeurs, Antigone et Ismène, face à leur conscience

Livre de la page 24  LA PAGE 31

Compétence : Décrypter les arguments d’un texte écrit

Lecture individuelle du texte et analyse

Objectif : Expliquer pour vous qui s’impose dans cette scène et justifiez votre choix  en huit lignes?

Travail 8

 Antigone face au tyran une femme moderne. Youtube Antigone et Créon par Nicolas Briançon 41 mn 31

Compétence : Savoir lire une image animée.

Antigone maltraitée la tyrannie

Notez tous les détails du décor, de la scène, des costumes, de la mise en scène pour démontrer la position du tyran et de la victime ( 15 lignes)

Travail 9

Exercices pour réviser l’impératif : mettre à l’impératif les phrases suivantes

1. Mettre sa main devant sa bouche.

2. Ne pas rentrer trop tard.

3. Être à l’heure au rendez-vous.

4. Ne pas mentir.

5. Ne pas se plaindre.

6. Ne pas pointer du doigt.

7. Ne pas trop regarder la TV.

8. Ne pas dire du mal des gens.

9. Ne pas jouer trop longtemps à la console

10. Entrainer à courir tous les matins

Transfome ces phrases pour en faire des impératifs

Tu appelles ton chien.   Appelle ton chien !

Tu résistes au sommeil.               ……………………. au sommeil !

Vous persévérez dans vos efforts…………………dans vos efforts !

Nous dessinons des moutons   ………………. des moutons !

Tu es fier de ce que tu es.           ………….. fier de ce que tu es !

Nous avons confiance en lui.     …………… confiance en lui !

Vous tenez au courant.                ……………………-moi au courant !

Tu me serres la main.    ……………………….-moi la main !

Vous vous cachez dans un buisson.        ………………………..-vous dans un buisson !

Nous bloquons la route.              ………………………………….. la route !

Tu fais de beaux rêves. …………………………………….. de beaux rêves !

Travail 10 qui sert de dictée 10 donc à envoyer

Ecrire un dialogue de théâtre dans lequel un des personnages donne des ordres à l’autre et l’autre refuse de les exécuter.

Travail 11

  La figure du tyran dans les arts

Compétence : Avoir un regard critique sur les images et les codes.

Consigne Observez les affiches de propagande ci-dessous et répondez aux questions suivantes.

Comment Hitler est-il représenté ?

Comment Staline est-il représenté ?

Une affiche de propagande hitlérienne (1935) & Une affiche de Staline, propagande soviétique 1939

Objectif : A quoi sert une image de propagande ? (3 lignes)

Travail 12

  Lecture des images satiriques et questions

Sachez ce qu’est la satire. C’est un type d’humour particulier où l’auteur se sert de sa verve ou d’un dessin pour critiquer la nature humaine. Le ton peut être assez dur ou plus plaisant, mais l’objectif consiste toujours à attirer l’attention sur une faiblesse à corriger [1].

Quand on écrit ou que l’on dessine  une satire, il est important de le faire du point de vue de celui qui critique  qui veut corriger des faiblesses de la nature humaine et non pas les enfoncer davantage.

Compétence : Comprendre la caricature.

Consigne : Observez l’image ci-dessous

Image du film Le Dictateur- Charly Chaplin 1940

  1. Pourquoi à votre avis Chaplin a-t-il voulu faire rire à propos de l’image d’Hitler (huit lignes)

Et  peut-on rire de tout ?

Travail 12

Le détournement du portrait de Staline est un acte de subversion de son image et de son pouvoir. Pour commencer, le portrait est sérieux à la base, puisqu’on voit bien que Staline porte des vêtements et des attributs militaires officiels. Cependant, ce « sérieux » est contrecarré par la présence de ce qui s’apparente à un nez de clown, en plein centre du visage du dictateur. La particularité de ce nez de clown est qu’il laisse place à plusieurs hypothèses. On ne sait pas s’il s’agit d’une tomate écrasée, qui ferait référence aux tomates que l’on jetait autrefois à la figure des « mauvais comédiens », ou bien d’un ballon de peinture rouge éclaté, qui ferait référence à ce que les manifestants jettent aux policiers pour les aveugler et les faire reculer, ou bien encore d’une poche de sang qui aurait explosé, et qui ferait référence au sang versé par tous les soldats morts à cause de la politique de Staline. »

Résultat de recherche d'images pour "caricature de kim jong hun"

Expliquer cette caricature de Kim Jong-un en huit lignes en vous aidant du modèle de celle de Staline

Travail  13

Faire le bilan de l’étude intégrale de la pièce.

– Lire, comprendre, interpréter un extrait littéraire  Livre page 118 à 123.

Quel registre domine dans chacun des textes ? Justifiez.

Quel personnage Anouilh ajoute-t-il ? Quel effet sa présence produit-elle ? Atténue-t-elle le pathétique, ou au contraire l’accentue-t-elle ? Répondez de manière précise et nuancée.

Donnez la définition de pathétique.

Français Dictée 10 3e A et B MP Chatard-Pineau

Dictée 10: Corriger les erreurs dans cette dictée en expliquant la correction, compléter avec les pronoms relatifs qui conviennent et répondre aux questions.

Extrait de « Jean Christophe » de Romain Rolland

Vautrés dans l’herbe …… pullulent les etres, Jean-Christophe regardai l’aguitation qu’avait les fourmies, les araignées ……semblaient dansez et les sautterelles ……les bons emplissaient les brins d’herbes, les vers nu, glabre, et rose ……. il admirait l’élasticité et ……..il  émanaient  une blanche lumière………. lui semblaient minéral.

Il couvrit ses yeux avec ses mains sur …….. dardaient le soleil. (fin PAP)

 Il écoutait cet orchestre invisible qui l’enchantaient et lui procuraient un sentiment de plainitude.

1) Question que pouvez-vous expliquer comme règle que nous avons déjà vue à partir de la phrase: J’ai vu arriver le train

2) que signifie le mot glabre

Français 4D : Prochaines Lectures cursives au choix

Chers élèves,

Nous allons bien entendu finir notre séquence sur la nouvelle réaliste mais en attendant, voici le programme de lectures cursives pour la prochaine séquence sur « Dire l’amour au théâtre ».

Vous avez le choix entre :

  • Le Jeu de l’Amour et du Hasard (1730) de Marivaux

Lutin de lecture ci-dessous :

  • Cyrano de Bergerac (1897) d’Edmond Rostand

Comme d’habitude, je vous mettrai très prochainement en pièce jointe de cet article les fiches de lutin de lecture à télécharger (dans le format de votre choix) qu’il faudra me renvoyer pour le vendredi 10 avril au plus tard.

Le 6 avril, je vous enverrai un petit quizz à faire en temps limité qui vaudra pour évaluation de lecture cursive (à faire sans le livre).

N’hésitez pas à me demander de l’aide si besoin !

Bonne lecture !

Mme Giron

Le Jeu de l’Amour et du Hasard : Arlequin et Lisette déguisés en maîtres…
Le fabuleux Gérard Depardieu dans le rôle de Cyrano de Bergerac …