Français 5° : Semaine du 15 juin

Bonjour à tous,

J’espère que vous allez bien. Voici votre travail pour cette semaine : une partie de séquence, questionnement complémentaire II et une méthode avec leur correction ( 4 fiches en tout). Toujours sur la poésie ! Je vous souhaite un bon travail et à bientôt. Namasté.

Français 5° : QC II.

QC II. Le paysage, reflet de l’âme : temps estimé 50′

Recopiez exactement ce poème de Victor Hugo écrit en 1856.

Aux arbres

Arbres de la fôret, vous connaissez mon âme!

Au gré des envieux, la foule loue et blâme ;

Vous me connaissez, vous! – vous m’avez vu souvent,

Seul dans vos profondeurs, regardant et rêvant.

Vous le savez, la pierre où court un scarabée,

Une humble goutte d’eau de fleur en fleur tombée,

Un nuage, un oiseau, m’occupent tout un jour.

La contemplation m’emplit le coeur d’amour.

Arbres de ces grands bois qui frissonnez toujours,

Je vous aime, et vous, lierre au seuil des antres sourds,

Ravins, où l’on entend filtrer les sources vives,

Buissons que les oiseaux pillent, joyeux convives!

Quand je suis parmi vous, arbres de ces grands bois,

Dans tout ce qui m’entoure et me cache à la fois,

Dans votre solitude où je rentre en moi-même,

Je sens quelqu’un de grand qui m’écoute et qui m’aime!

Questions : Vous faites des phrases et vous justifiez en citant le texte.

  1. Diriez-vous que ce poème est une rêverie solitaire ou un dialogue ?
  2. Pourquoi le poète aime-t-il les arbres ?
  3. Comment considère-t-il la nature ?
  4. Analysez ce poème : Pour cela, vous avez besoin de votre fiche méthode la poésie. Vous devez faire dans le même ordre que sur la fiche : 1. La forme du poème 2. Les vers : pour cela vous devez découper 4 vers au choix en syllabes en faisant attention aux règles de la poésie. 3. Les rimes 4. Les figures.

Vous m’enverrez cette question 4 par mail pour le 22/06 ou vous me l’apporterez en classe si vous revenez au collège.

Français 5° : QC II. Correction

QC II. Le paysage, reflet de l’âme : correction temps estimé 10′

  1. Ce poème est un dialogue : je v11  » je vous aime » ; vous v3 « Vous me connaissez, vous! »
  2. Le poète aime les arbres : car les arbres le comprennent, l’écoutent et l’aiment : v1 « Vous connaissez mon âme », v 17 « Je sens quelqu’un de grand qui m’écoute et qui m’aime ».
  3. Victor Hugo considère la nature comme un lieu agréable : « sources vives, les oiseaux pillent, joyeux convives », où l’amour est présent : « m’emplit le coeur d’amour », « je vous aime », quelqu’un qui m’aime ».
  4. Analyse : Je corrigerai vos travaux envoyés.

Français 5° : méthode la poésie 2

Méthode la poésie 2 : exercices : temps estimé 45′-50′

Ceux qui ont des aménagements : exercices 1, 2, 3, 4, 6, 7

Ceux qui n’ont pas d’aménagement : toute la fiche ( + exercice 8 à m’envoyer pour lundi 22/06)

Exercice 1 : Pouvez-vous nommer les cinq sens ? Indiquez l’adjectif et le verbe qui correspondent à chacun : ex : la vue, le sens visuel, voir.

Exercice 2 : Trouvez l’intrus

a. caresser, effleurer, frôler, épier, tâter

b. sucré, tiède, pimenté, rance, fade

c. contempler, admirer, humer, scruter, regarder

d. vacarme, hurlement, murmure, fracas, explosion

e. déguster, embaumer, parfumer, empester, fleurer

Exercice 3 : Quelles différentes sensations les objets suivants peuvent-ils provoquer ? Pour chaque objet, rédigez une phrase : fourrure ; avion ; téléphone portable ; bonnet ; pain.

Exercice 4 : Réécrivez les phrases suivantes en complétant avec le verbe qui convient : retentir ; craquer ; crépiter ; tintinnabuler ; grincer ; vrombir.

a. La sirène des pompiers….dans toute la vallée. b. La porte de la vieille armoire…affreusement c. L’huile chaude…dans la poêle. d. Les moteurs des bolides….sur le circuit. e. Les branches sèches ….sous l’effet du vent violent. f. Dans la ville, les grelots et les clochettes accrochés dans les sapins de Noël…

Exercice 5 : En anglais, « i have a lot of my plate » signifie j’ai beaucoup de problèmes ou de travail. En français quels sont les différents sens du mot assiette ?

Exercice 6 : Le rêve du jaguar

Sous les noirs acajous, les lianes en fleurs,

Dans l’air lourd, immobile et saturé de mouches,

Pendent, et, s’enroulant en bas parmi les souches,

Bercent le perroquet splendide et querelleur,

L’araignée au dos jaune et les singes farouches.

Leconte de Lisle, 1886.

Dans ce poème, relevez les mots qui apportent une précision sur chaque nom en gras. Quelle est leur classe grammaticale ?

Exercice 7 : Nomade

La porte qui ne s’ouvre pas

La main qui passe

Au loin un verre qui se casse

La lampe fume

Les étincelles qui s’allument

Le ciel est plus noir

Sur les toits

Quelques animaux

Sans leur ombre

Un regard

Une tache sombre

La maison où l’on n’entre pas.

P. Reverdy, 1945

Pour chaque groupe en gras, écrivez quel mot il complète. A quelle classe grammaticale appartiennent-ils ? Chaque groupe de mots en gras forme une proposition subordonnée relative. Complétez cette définition : Une proposition subordonnée relative complète : un nom ou un verbe?

Exercice 8 : A votre tour, écrivez un petit poème dans lequel vous mettrez des propositions subordonnées relatives.

Français 5° : méthode la poésie 2 correction

Méthode : la poésie 2 correction Exercices temps estimé : 10-15′

Ceux qui ont des aménagements : exercices 1, 2, 3, 4, 6, 7

Ceux qui n’ont pas d’aménagement : toute la fiche.

Exercice 1 :

  • l’ouie / le sens auditif / entendre.
  • Le toucher / le sens extéroceptif ou du contact / caresser, prendre.
  • L’odorat / le sens olfactif / sentir
  • Le goût / Le sens gustatif / déguster

Exercice 2 : a. épier b. tiède c. humer d. murmure e. déguster

Exercice 3 : a. La fourrure de cet animal est très douce. b. Le bruit du décollage de l’avion est assourdissant. c. La sonnerie de ce téléphone portable est agaçante. e. Ce bonnet me tient bien chaud. f. Le pain de la boulangerie est vraiment délicieux et croustillant.

Exercice 4 : a. retentit b. grince c. crépite d. vrombissent e. craquent d. tintinnabulent

Exercice 5 : Les différents sens du mot assiette : a. l’objet de table b. La santé c. le sport hippique d. Une position stable.

Exercice 6 : acajous : noirs ; air : lourd immobile et saturé ; perroquet : splendide et querelleur ; dos : jaune ; singes : farouches. Ce sont tous des mots qui appartiennent à la classe des adjectifs qualificatifs ( 1 participe passé employé comme adjectif).

Exercice 7 : qui ne s’ouvre pas = la porte ; qui passe = la main ; qui se casse = un verre ; qui s’allument = les étincelles ; où l’on n’entre pas = la maison. Ces mots sont des noms communs.

Une proposition subordonnée relative complète un nom.

Exercice 8 : je corrigerai ce que vous m’avez envoyé.

Français 5° : Semaine du 8/06

Bonjour à tous,

J’espère que vous allez bien. Nous avons terminé la séquence 8 sur les héros. Nous passons maintenant au Questionnement complémentaire. Vous devez faire la page de garde et faire les fiches qui suivent : 1 séquence et 2 méthode avec les corrections.

Ceux qui n’ont pas d’aménagement ont un exercice à me renvoyer pour le 15/06.

Je vous souhaite un bon travail. Namasté.

Français 5° : QC I.

Vous devez faire la page de garde : temps estimé 15′

Questionnement complémentaire : l’être humain et la nature : toute une histoire !

Objectif : Acquérir des compétences pour débattre.

QC I. Fait-divers : temps estimé 15′

Voici un texte :

Fallait-il donc faire tant de bruit

Autour d’une chaise ?

– Elle n’est pas du crime.

C’est du vieux bois

Qui se repose,

Qui oublie l’arbre,

Et sa rancune

Est sans pouvoir.

Elle ne veut plus rien,

Elle ne doit plus rien,

Elle a son propre tourbillon,

Elle se suffit.

Guillevic, Fait-divers, 1942.

Lisez ce texte et répondez aux questions suivantes :

I. Quel est ce genre de texte ? Justifiez votre réponse.

II. De quoi parle-t-il ? Justifiez

III. Quel effet produit-il ? Justifiez.

Français 5° : QC I. Correction

Questionnement complémentaire correction QC I. Fait-divers : temps estimé 10′

I. Ce texte est un poème : il n’est pas disposé comme un récit ; à chaque ligne il y a une majuscule.

Il y a également des répétitions de mots : rien ; elle. ( rimes ?)

Il est court et rapide à lire.

II. Ce poème parle d’un objet : une chaise qui est décrite : vieux bois, ne veut plus rien, se repose, se suffit.

III. Ce poème est plutôt drôle, la chaise est un peu comme une personne qui n’a pas pu commettre le crime.

Français 5° : Méthode : la poésie : leçon

Méthode la poésie : temps estimé 30′-45′

Recopiez la leçon en mettant en rouge ce qui est en gras.

I. Le texte : En poésie, les textes sont disposés en strophes ( = paragraphes).

Il existe différentes longueurs de strophes. Voici les noms les plus courants en ordre croissant ( le monostique, distique, tercet, quatrain, quintil, sizain, septain, huitain, neuvain, dizain, onzain, douzain…)

II. Le vers : le vers (= la ligne) est construit selon des règles à savoir :

  • Il est construit avec les syllabes : mai/son ; é/té …
  • le e muet est prononcé en milieu de vers et non à la fin.
  • Comme en français, en poésie il y a des liaisons ( les enfants) et élisions (la mère est … prononcé mè/rè)
  • Le vers porte aussi un nom en fonction du nombre de syllabe, ceux que vous devez connaître sont le décasyllabe ( 10) et l’alexandrin (12).
  • Les vers peuvent être pairs ou impairs

III. Les rimes : rime =son

On parle de rime quand deux vers au moins se terminent par le ou les mêmes sons.

La cigale ayant chan

Tout l’é

Se trouva fort dépourvue

Quand la bise fut venue

a. La valeur : un son qui rime = rime pauvre ; deux sons = rimes suffisantes ; trois et plus = rimes riches.

b. la disposition : aa bb = rimes plates ou suivies ; ab ab = rimes croisées ; abba = rimes embrassées. Dans l’exemple ci-dessus : ce sont des rimes suivies.

IV. Les sonorités : rimes à l’intérieur du poème

  • les allitérations : sons consonantiques (consonnes) f, p, b, t, ch, gn…
  • les assonances : sons vocaliques ( voyelles), a, e, eu, é, è, i, o, u, ou, an, on, in…

V. Les figures : en poésie, on utilise des jeux de mots des figures pour exprimer les sentiments, mettre en image les sensations : la comparaison, la métaphore, la personnification…

Vous devez bien connaître ces trois figures travaillées au cours de l’année.

La fiche suivante va vous faire vous exercer sur des poèmes.

Français 5° : Méthode la poésie : exercices

La poésie : exercices : temps estimé 45′50′

Pour tous exercices 1 à 5 et exercice 6 pour ceux qui n’ont pas d’aménagement.

Exercice 1 : Recopiez la strophe suivante, soulignez les e qui se prononcent et mettez en rouge les liaisons et élisions.

Miroir, peintre et portrait qui donnes, qui reçoit,

Qui portes en tous lieux avec toi mon image,

Qui peut tout exprimer, excepté le langage,

Et pour être animé n’as besoin que de voix.

Louis d’Epinay d’Etelan, Sur un miroir, XVII°s

Exercice 2 : Comment appelle-t-on cette strophe ? Connaissez-vous d’autres types de strophes ?

Exercice 3 : Observez l’organisation des rimes de ce poème et dites comment elles sont ?

Exercice 4 : Voici le début d’un poème. Lisez-le et et recopiez-le en soulignant les allitérations. Créent-elles un ensemble harmonieux ? Justifiez.

La serviette est une servante,

Le savon est un serviteur,

Et l’éponge est une savante.

Germain Nouveau, Le peigne, 1885.

Exercice 5 : Pour l’extrait suivant : dites quelle est la figure employée et expliquez-la.

Les vieilles maisons sont toutes voûtées,

Elles sont comme des grand-mères

Qui se tiennent assises, les mains sur les genoux,

Parce qu’elles ont trop travaillé dans leur vie.

Ramuz, Les maisons, 1903.

Pour ceux qui n’ont pas d’aménagement : exercice 6 à me renvoyer le lundi 15/06.

Exercice 6 : Transformez ce texte en prose en une strophe en vers. Ecrivez un quatrain avec des rimes pour décrire la marmite.

Du matin au soir, une marmite pend à la crémaillère de la cheminée. L’hiver où il faut beaucoup d’eau chaude, on la remplit et on la vide souvent, et elle bouillonne sur un grand feu. L’été, on n’use de son eau qu’après chaque repas, pour laver la vaisselle, et le reste du temps, elle bout sans utilité, avec un petit sifflement continu, tandis que sous son ventre fendillé, deux bûches fument, presque éteintes.